L'AGRICULTURE ET LA FORÊT DANS LE TERRITOIRE DE BELFORT

L’agriculture occupe près du tiers de la surface du département soit 20 556 ha sur un total de 61.060 ha. Les forêts sont très présentes : elles couvrent 42 % du territoire. Les autres utilisations du territoire, dont l’urbanisation, se situent à un niveau très élevé, puisqu’elles représentent 24 % de la surface du département.

Production végétale

L’exploitation professionnelle type : 200.000 l de lait transformés pour l’essentiel par le groupe l’Ermitage via l’Union Agricole Comtoise sur le site de CLERVAL.

 

Les systèmes agricoles caractéristiques du département : lait hors AOC, grandes cultures  et viande bovine sont ceux qui ces dernières années ont le plus souffert en terme de revenus. Leurs productions positionnées sur les cours mondiaux des denrées agricoles sont soumises à des incertitudes et des variations de prix importantes et ceci alors que les charges actuelles ne cessent d’augmenter et que des nouvelles se précisent (contribution climat énergie par exemple). 

La part de la forêt dans le Territoire de Belfort représente une surface totale de 26 386 hectares, dont 55 % de forêt publique et 45 % de forêt privée.

Des exploitations en baisse, avec une taille stable

Le département du Territoire de Belfort a connu ces dix dernières années une forte diminution du nombre d’exploitations : près de 5 % des exploitations du département ont disparu depuis 2000, alors que dans le Doubs ou le Jura ce sont seulement 3 % des exploitations qui ont cessé leur activité. Cette disparition ne s’est pas traduite par une augmentation forte de la surface des exploitations (le Territoire de Belfort se situe au même niveau que le Jura avec une moyenne de 95 ha/exploitation), car les surfaces agricoles ont été en partie consommées par l’urbanisation et les aménagements d’infrastructures ou d’activités (LGV notamment).

Des actifs pluriactifs

Les exploitations professionnelles du Territoire de Belfort comportent en moyenne 1,65 travailleurs. Leur particularité est d’être, en grande partie, des pluriactifs, c'est-à-dire des exploitants pour qui l’activité agricole n’est pas la seule activité professionnelle. Ils sont, en 2010, 240 pluriactifs, tandis que les exploitations « professionnelles » sont, elles, au nombre de 180.

Une économie avec un nouvel intérêt pour la proximité

Les exploitations commercialisent leurs productions principalement par des circuits longs industriels. On note cependant un intérêt accru pour les circuits de proximité et un fort potentiel de développement en lien avec la demande croissante du bassin de consommation de l’aire urbaine.

Des espaces valorisés grâce à l’agriculture

Au-delà de l’enjeu en tant qu’activité économique, l’agriculture par ses pratiques et sa gestion de l’espace rural et périurbain participe à la richesse environnementale et à la valeur paysagère du territoire de Belfort.

Les sites identifiés dans le cadre du réseau Natura 2000 (piémont Vosgien, vallées humides) sont là pour témoigner de la richesse environnementale en grande partie due aux pratiques agricoles mises en œuvre dans ces zones. La reconnaissance des effets positifs de l’agriculture sur ces milieux par leur gestion et leur maintien en bonne état de conservation en évitant les friches ou en limitant la fertilisation notamment, passe par un soutien financier fort en particulier grâce à des mesures agrienvironnementales. Une disparition des exploitations laitières et une réduction du nombre d’exploitations auraient des conséquences considérables sur le devenir de ces biotopes caractérisés par des contraintes importantes en termes de gestion (pente, hydromorphie,…).

Mais au-delà de ses sites particuliers, il semble nécessaire de considérer l’ensemble de l’espace rural et périurbain, ce que l’on pourrait en fait qualifier de « campagne ordinaire ». En effet, l’agriculture par son impact sur les paysages, par son réseau de chemins, par l’ouverture de ses milieux, etc, conditionne fortement l’attractivité d’un territoire et ceci aussi bien pour les habitants que pour les activités. La fermeture des vallées vosgiennes et l’enfermement par la forêt des villages sont là pour témoigner qu’une fois le processus de déprise engagé, il est difficile de revenir en arrière.

Paysage avec plants de maïs devant bottes de paille et rangée d'arbres
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